dimanche 28 octobre 2007

Chronicae Marocansis I

J’adore me faire peur, c’est comme ça ! Je n’y peux vraiment rien ! Je sais il y’a certainement quelque chose qui ne tourne pas rond dans ma tête, quoique le terme est assez prétentieux. J’ai renoncé depuis longtemps à affirmer détenir cette imminence grise. Cette flasque chose, qui me fait souffrir à l’approche de la fin de chaque mois.

Chaque jour que je me réveille en survivant à mon sommeil, je suis plein d’espoir et d’enthousiasme à la perspective de reprendre la route.

Une fois même, j’ai retrouvé des poules sur mon chemin, l’envie de se faire écraser, plutôt que de continuer leur route, dans des bourriches stressantes et impropres, emmenées par un vieux con, qui n’a pas su défoncer l’arbre efficacement, et refusant de finir dans le tajine à coté d’un citron confit. Mais l’espoir est toujours permit même pour ces poules. Une leçon de courage et de détermination à méditer.

J’ai accroché depuis un écriteau au derrière de la voiture, en y mentionnant noli me tangere, avec la conviction que les curieux qui roulent encore plus vite que moi, s’approchent au plus près de mon pare choc pour me lire et essayer de comprendre jusqu’à ce que mort s’en suive.

Et que dans le journal télé, le journaleux péteux de service annonce l’air ému au fins tréfonds de son âme meurtrie par l’incompétence, touché jusqu’à la moelle épinière greffée la veille, par ce drame incommensurablement atroce, de dire : la route a encore tué. Comme s’il s’agissait des bébés phoques qu’on a essayé de protéger ! Mais non voyons ! Nous on a l’habitude !

Un conseil aux grabataires fatigués de vivoter et aux infirmières qui leurs refusent l’euthanasie : Dépêchez vous ! Amenez-les et prenez la route. C’est rapide et sûr.

Messieurs les responsables ! N’essayez rien ! C’est petit !

N’hésitez pas à m’écrire, il se peut que demain je ne puisse vous écrire.

Et vivons heureux en attendant la mort.

Arrêt maladie

There's a road from Vegas to nowhere...

samedi 27 octobre 2007

Cela dit en passant !

Sur le chemin, je me suis arrêté pour regarder la mer, sur ce chemin je me suis arrêté et j’ai embrassé l’air, je l’ai brassé, je l’ai laissé m’engloutir sans me débattre. Prends mon âme, mais prends mon âme ! Prends mon chagrin, prends ma vie entière, pourquoi ces complaintes ? Pourquoi ces larmes ?

Il fut un temps où la regarder me rendait la sérénité perdue dans de profonds méandres, la profondeur de son regard, le mouvement de ses hanches, son souffle coupé, ses suggestions impudiques. Ces rires étouffés, ces grondements obscènes.

Ma déception ! Tu vois où tu m’emmène ?

Il fut un temps où je parlais à la mer, sans un mot, tous mes maux.

Elle m’écoutait et me répondait souvent : Pschitt ! Avale ! Avale ta rengaine.

Je me suis arrêté pour saluer le congre, la rascasse et le mérou, j’ai dit bonjour, je suis votre amour, votre amour au kilo.

J’ai fusé en tripotant l’écume de mes tripes, mes boyaux à la gorge. Je suis noir, et le noir j’évite.
Je lui ai lancé : j’habite momentanément ton îlot.

La vue de Toute cette eau maintenant, ne me donne envie que de pisser.

Des youyous qui fusent au loin, je ne sais plus pourquoi les gens sont heureux.

mardi 16 octobre 2007

Ali Baba wa ....

Qui d'entre vous mes chers continue toujours de croire que le peuple pense?

Pensée du jour

Certains jours et tous les jours, persécuté par les taxis blancs aux yeux rouges, le salaire immonde et l'omniprésence des crétins sur cette terre, je sentant monter en moi des envies de crétinisme absolu et d’absurdes mésententes avec ma léthargie.

J’adore les phrases vides de sens.

lundi 15 octobre 2007

Ruminons

J’ai des exclamations la tête pleine. Des pointillés à perte de vue…J’ai une interrogation dans les yeux, un soupir dans les poumons. Une envie folle de fou, un grain dans le sable, du sable dans la machine, je rumine.

jeudi 4 octobre 2007

Petit poème

Zone d’ombres, entre des bornes sans fin.
Des visages entiers, tous méconnaissables.
Une vie qui défile, subliminale.
On prend la route des abysses,
Chargés de nos noirs.
Le khôl embué de tes yeux, et la haine des idées folles.
Une beauté qui empourpre la glace.
J’ai dessiné une ligne pour toi.
Tes lèvres.

Bloguons Utile

Quand les ailes poussent à la fourmi, c'est pour sa perte!

Prévenez la fourmi!