J’adore me faire peur, c’est comme ça ! Je n’y peux vraiment rien ! Je sais il y’a certainement quelque chose qui ne tourne pas rond dans ma tête, quoique le terme est assez prétentieux. J’ai renoncé depuis longtemps à affirmer détenir cette imminence grise. Cette flasque chose, qui me fait souffrir à l’approche de la fin de chaque mois.
Chaque jour que je me réveille en survivant à mon sommeil, je suis plein d’espoir et d’enthousiasme à la perspective de reprendre la route.
Une fois même, j’ai retrouvé des poules sur mon chemin, l’envie de se faire écraser, plutôt que de continuer leur route, dans des bourriches stressantes et impropres, emmenées par un vieux con, qui n’a pas su défoncer l’arbre efficacement, et refusant de finir dans le tajine à coté d’un citron confit. Mais l’espoir est toujours permit même pour ces poules. Une leçon de courage et de détermination à méditer.
J’ai accroché depuis un écriteau au derrière de la voiture, en y mentionnant noli me tangere, avec la conviction que les curieux qui roulent encore plus vite que moi, s’approchent au plus près de mon pare choc pour me lire et essayer de comprendre jusqu’à ce que mort s’en suive.
Et que dans le journal télé, le journaleux péteux de service annonce l’air ému au fins tréfonds de son âme meurtrie par l’incompétence, touché jusqu’à la moelle épinière greffée la veille, par ce drame incommensurablement atroce, de dire : la route a encore tué. Comme s’il s’agissait des bébés phoques qu’on a essayé de protéger ! Mais non voyons ! Nous on a l’habitude !
Un conseil aux grabataires fatigués de vivoter et aux infirmières qui leurs refusent l’euthanasie : Dépêchez vous ! Amenez-les et prenez la route. C’est rapide et sûr.
Messieurs les responsables ! N’essayez rien ! C’est petit !
N’hésitez pas à m’écrire, il se peut que demain je ne puisse vous écrire.
Et vivons heureux en attendant la mort.
Chaque jour que je me réveille en survivant à mon sommeil, je suis plein d’espoir et d’enthousiasme à la perspective de reprendre la route.
Une fois même, j’ai retrouvé des poules sur mon chemin, l’envie de se faire écraser, plutôt que de continuer leur route, dans des bourriches stressantes et impropres, emmenées par un vieux con, qui n’a pas su défoncer l’arbre efficacement, et refusant de finir dans le tajine à coté d’un citron confit. Mais l’espoir est toujours permit même pour ces poules. Une leçon de courage et de détermination à méditer.
J’ai accroché depuis un écriteau au derrière de la voiture, en y mentionnant noli me tangere, avec la conviction que les curieux qui roulent encore plus vite que moi, s’approchent au plus près de mon pare choc pour me lire et essayer de comprendre jusqu’à ce que mort s’en suive.
Et que dans le journal télé, le journaleux péteux de service annonce l’air ému au fins tréfonds de son âme meurtrie par l’incompétence, touché jusqu’à la moelle épinière greffée la veille, par ce drame incommensurablement atroce, de dire : la route a encore tué. Comme s’il s’agissait des bébés phoques qu’on a essayé de protéger ! Mais non voyons ! Nous on a l’habitude !
Un conseil aux grabataires fatigués de vivoter et aux infirmières qui leurs refusent l’euthanasie : Dépêchez vous ! Amenez-les et prenez la route. C’est rapide et sûr.
Messieurs les responsables ! N’essayez rien ! C’est petit !
N’hésitez pas à m’écrire, il se peut que demain je ne puisse vous écrire.
Et vivons heureux en attendant la mort.

