mercredi 23 mai 2007

Couscous Poulette

Mademoiselle !
Car c’est ainsi que je vous vois (vouvoies), faites frémir mon cœur ensablé dans une érosion profonde. Votre charme gracieux je suppose, me laisse pantois devant autant de livres que vous prétendez lire et que je n’ai pas lu et que je ne lirai probablement pas.
J’ai mangé un couscous au poulet la veille, mais je ne vous connaissez encore pas. J’aurai dû me délecter d’avantage, de la courge, la courgette et le chiche pois.

Janis à l'heroïne carbure, priait Dieu toujours pour avoir sa Mercedes du temps ou je ne comptais même pas.

Existez vous vraiment ou n’existez vous pas.

Mes hommages tendres qui cachent comme cet arbre, une forêt dense. Mes émotions au trépas.

Votre fidèle servile serviteur Lato sensu qui a perdu son compas.
NB: publié sans l'accord en genre et en nombre avec la concernée.
PS: la prochaine fois vous aurez droit à des cakes jaunes.

lundi 21 mai 2007

Tes lèvres

Zone d'ombre, entre des bornes sans fin. Des visages entiers, tous méconnaissables. Une vie qui défile. Subliminale. On prend la route des abysses, chargés de nos noirs : Le khôl embué des yeux; la haine des idées...

Une beauté qui empourpre la glace.

j'ai dessiné une ligne.

Tes lèvres.

mercredi 16 mai 2007

Mémoire (suite)

Il lève les yeux au ciel et agite face à face ses mains ouvertes, comme pour saisir quelque chose de tangible. Ses mains aux doigts fins et sans fin, des mains qui faisaient fantasmer toutes les filles. Son regard s’en trouva éclairé. Presque radieux. Dans ce vacarme pittoresque où la voix des bambins boutonneux se mêlait au crépitement d’un microphone tousseux et de hauts parleurs aphones, la voix du maître scinda ce tohu-bohu en un silence net, sans bavure.

- Je vous ai ramené du soleil à l’ombre et je vous ai raconté des blagues.

Le silence est redevenu dubitatif menaçant de s’écrouler en une mêlée ouverte.
- Durant toute cette année, je n’ai fait que vous raconter des mensonges .
Sa bouche commença à émettre des propos qu’il n’a jamais préparé, des mots qu’il ne connaissait pas, dont il n’a jamais soupçonné l’existence. Il s’entendait parler tout comme son auditoire le faisait, mais ne réussissait guère à connaître la source de cette énergie soudaine. Ses mots serrés, réglés comme un papier musique déferlaient. Des mots qui devaient s’échapper de son enveloppe charnelle à son insu, comme par envoutement. Son salut y est au bout, sa vie et sa mort. Au début la fin. La fin est le début. Ainsi va le monde.

La voix lézardée du maitre d’habitude si limpide, trahissait son émotion.

- Le suzerain a eu raison de nous. Amen.

C’est une journée magnifique, le soleil est si doux, ses rayons cajolent le visage du maitre qui se laisse faire par ses frôlements quasi impudiques. Lâcha un soupir, se retourna vers son acolyte, le sourire plein :

- une belle journée.

La haine que l’on garde pour soi n’est pas jouissive a-t-il toujours répété.

- Je repars en croisade contre ma cupidité et ma vanité.

Une lueur dans son regard laissait apparaitre ce jeu de mots qui lui était propre.




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Située dans ces quartiers ou la misère se lit sur les visages des mômes, qui crient, courent, comme pour attraper une part d’innocence déjà tut et des murs qui ne finissent de s’enlaidir à coups de lamentations, le maitre qui a toujours du mal à se réveiller, déçut probablement par le sommeil, n’oublie pas d’ouvrir ses yeux mi clos pour voir le ciel avant de mettre ses lunettes sombres. Depuis des années, il a évité la lumière. Elle est trop belle, il disait.

En quittant sa chambre louée depuis déjà trois mois à cette bonne vieille femme qu’il appelait Hajja, eut égards à son âge certain et sans jamais vraiment connaître son nom et sans jamais chercher à le savoir.

Frappa à sa porte, lui lança à tout hasard un Adieu délicat.

- Au revoir mon fils, lui fit la vieille femme, la cigarette au tabac douteux, plantée au milieu d’un visage buriné par les temps crapuleux.

Elle l’a toisé comme si s’était la première fois qu’elle le voyait, puis marmonna :

- On ne vît qu’une fois, mais on meurt autant que notre existence se prolonge.

L’homme a crée le train pour que les désespérés se jettent sous ses rails. Je crois en des valeurs dont je suis le seul à croire, j’ai rêvé toute ma vie, mes rêves se sont mûs en un large, béant désespoir. Je suis devenu l’ombre de mon ombre et mon sourire n’est que la grimace de zygomatiques sclérosés.

Et j’ai déambulé sans but, emporté par une tristesse soufflée par le noir des nuits solitaires, et la blancheur du sommeil perdu à jamais. J’ai marché éparpillé aux quatre vents, des larmes de poussières dans des yeux en cendres rouges.

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Lumières tamisées par les miasmes des cigarettes. Des épaves échouées tout autour des chaises qui maintiennent des corps renfloués par l’alcool, des semblants d’hommes qui essayent en un ultime sursaut de dignité de ne pas se pisser dessus, se précipitent aux caniveaux la braguette ouverte, cherchant à soulager une vessie qui n’en finit pas d’éclater. Regagnent ensuite leurs chaises, et la valse est exécutée infiniment ponctuée de : remettez !!

Un mot aussi lent que la mort, un mot qu’on entend qu’une seule fois, pour alléger les tourmentes stagnantes, puis une fois et encore une fois jusqu’à ce que engourdis par la plénitude artificielle, le signe du doigt désormais prend place à la parole, et la musique faites de tintements de bouteilles accompagne des voix en sourdine.

La valse continue.

Je donne le ton.

Remettez ! Un signe de la main.

Adipeuse à l’extrême, jusqu’à l’étouffement. Je l’ai regardé tendrement. J’ai regardé ses seins qui éjaculaient de son corset en faux velours. Les yeux en khôl, la tristesse au bout des cils et le sourire sincère.

J’ai regardé ma bouteille par pudeur innocente. Imbibé d’indifférent dégout.

Et j’ai déambulé sans but, emporté par une tristesse soufflée par le noir des nuits solitaires, et la blancheur du sommeil perdu à jamais. J’ai marché éparpillé aux quatre vents, des larmes de poussières dans des yeux en cendres rouges.

Fais-moi l’amour, je suis triste...



Des journées entières à ramasser des yeux des tonnes de sables, les petits cailloux insignifiants, à humer l’iode des souvenirs.

Excuses moi j’ai collé mes lèvres sur ta joue un peu trop longtemps,
J’en ai oublié que ce ne sont pas mes joues après tant.
Que dans tes lèvres des petits bouts de paradis.
Le paradis est perdu.
Vois-tu !?

J’ai aimé souffrir seul,
Alors j’ai souffert seul.
J’ai eu le mépris de l’événement,
La patience de marcher dans l’oubli.
J’ai marché sur le pavé des bonnes intentions,
Et que l’enfer est pavé de bonnes intentions.
Me diras-tu.

Le mépris a fait un don de soi.
J’ai baissé ma garde,
Je t’ai laissé renter,
Je t’ai offert, le sourire,
Ma confiance.
Tu as cogné fort autant que t’as pu,
Tu m’as blessé à coup d’acharnement futile,
Tu m’as trahi à coup de nonchalance servile.
Ce couteau au cœur.
Ce n’est que du bonheur...

mardi 15 mai 2007

La mémoire

Six mois déjà que ce réveil se fait de plus en plus pénible, que ce sommeil se fait de plus en plus loin, de plus en plus désiré. J’ai soulevé mes yeux au ciel limpide, abrité par la pénombre du préau, la lumière d’un soleil éclatant giclait violemment sur le mur blanc à la chaux. Une femme d’allure joviale passe, me fixe furtivement, remarque ma gêne à ouvrir les yeux. Sa beauté m’enfonce dans un songe doucereux et son galbe m’extirpe une brulure profonde. J’ai envie de pleurer. Sa grâce est criante.

La tension sur les épaules qui ne me lâche plus. Décidée à s’approprier mon corps, à troubler mon âme déjà fendue.

Je marche. J’ai marché seul dans la foule de badauds aux pas aveugles, accaparés par leurs soucis, et les oiseaux qui narguent intrépidement leurs solitudes en se mêlant à la cécité des pas. Ma solitude est déjà vide. Mes pas sont lourds.


Tu es ma seule famille, mon unique pays. J’avais envie de dire. On se connaissait pas, on a marché un bout de route sinueuse et tremblante ensemble. Même si on ne se connaissait presque pas. Même si on ne se côtoyait presque jamais. On était assis là. Nulle part. J’ai cherché mes cigarettes. On a fumé assis. Sans rien dire. On se regardait les yeux dans les yeux. Les mains dans les poches. Le cœur faible et palpitant. Le sourire aux bouts des lèvres.

Ces larmes dans des yeux secs. Ces yeux dans ce ciel vide. Tes lèvres sont ma seule famille, mon seul pays. Ce pourpre et ma seule couleur.

Tu es ma seule famille. J’ai fouetté le vent avec mes je-t’aime. J’ai souris alors.
Demain tu m’aimes.


Ce visage me hante
Mémoire trouble.
Ce visage me hante.
Chaque jour.
Tous les jours.

Je ne sais pas qui je suis.
Je ne sais plus, depuis.

Rêves oubliés.
Des promesses.
Et puis, un calme long et pénible.

Ta vie et si paisible
Ton destin !?
Mystère imprévisible.

Des mots qui se déchainent.
Sans issue tes sentiments.
Sans issue tes mots.

Des mots qui se brisent.
Sur une roche, sur une glace.
En milliards, dans le ciel,
Je me déplace.

Laisse-moi rêver.
Laisse-moi sourire seul dans la nuit.
Seul dans tes nuits.

Puis je dormirai à jamais paisible.
Paisible comme antan.
Comme jamais autant.


Je suis malade.

Le cabinet se situe dans un immeuble vieux comme les pharaons, agonisant comme l’innocence. Le docteur avec sa barbe poivre sel et ses lunettes ridicules, ne cachait pas son émotion, qui ne cachait pas le diagnostic fatidique.

J’oublierai tout.

- Ça ira je vous assure. Je suis vivant n’es ce pas !

J’ai lancé ma phrase, pour casser un petit silence qui a duré éternellement, un silence qui disait qu’il y a encore de l’espoir, qu’il très mince, qu’il est navré, que je peux maintenant me tourner vers Dieu, que la fin est proche.

- Oui, bien entendu. Il y a encore de l’espoir, des médicaments sont en phase d’expérimentations. Et puis nous les musulmans on croit en Dieu…


Ma chère,

Le silence n’a que trop duré pour rendre la vie encore plus insensée.

J’ai regardé la télé cracher son venin, jusqu’à ce que je m’abrutisse dans ma léthargie de tous les navets cultivés dans nos champs tristes. Puis j’ai cru m’endormir pour retrouver une sérénité fatiguée. Une petite voix très capricieuse me l’interdisait. Je voulais me blottir contre ma peine mais mon oreiller me refusait l’accès à la paix. J’ai parlementé avec mon rêve. Il m’a fui, je l’ai maudit. On s’est agité.

Depuis ce matin, j’avais pris assez d’ombre pour ressembler à un étendage de draps dans un jour sans vent. J'étais humidifié et calme. Mais faussement serein. Je voulais te dire que mon destin a tranché, que je suis navré pour tout ce qui c’est passé. Je suis malade et je suis condamné à tout oublié. Il ne me reste plus rien.

Voilà. Je voulais que tu le saches, avant que je ne sache plus rien. Je voulais te le dire moi- même.

Saches que je n’ai rien légué à part ma mémoire, qui disparaitra ironie du destin dans mes méandres.

Il me restera ma démence.

Il me restera des espoirs inédits et des promesses mortes.


Ne me réponds pas. Je ne lirai pas, je ne répondrai pas. Je t’oublierai. Je ne te reconnaitrai plus.

Ne m’oublie pas.

lundi 14 mai 2007

Vue d'en haut

L’égérie de mes nuits solitaires a brusqué le pas
S’est drapé de noir, mon étoile s’en va

dimanche 13 mai 2007

Sunday Bloody Sunday

C’est un dimanche des plus merveilleux qui soit. Un soleil qui est toujours là. Du coca Dieu merci. Une actualité pour me fâcher. Des lunettes dites de soleil et qui ne me servent plus à rien puisque des brumes nuageuses sont venues s’incruster entre moi et ce même soleil lumineux et qui décidât d'un coup de se cacher.

J’ai trente ans maintenant. Et depuis quelques temps je regrette à mort ma vie de fœtus. Nous, moi-même et même moi en émoi constant mais imprécis sommes des étrangers, mais nous nous connaissons tellement bien. On se tutoie par moments. On se baffe et on se biffe. On s’ignore royalement même, lorsque par occasions quasi-fréquentes on se marche dessus lors de la pratique illicite de la pensée.

C’est un dimanche des plus merveilleux qui soit et je n’ai pas besoin de sortir pour découvrir l’interminable embouteillage aux portes des plages sales et bondées, l’inimitable ambiance qui règne entre les vieux amis avec qui vous faites la bringue et qui font preuve d’un manque cruel d’imagination parce qu’on ne change pas ses amis, et que par la même occasion, vos amis ne changent pas. Les mêmes vannes pourries. Les mêmes endroits chaotiques où il fait bon y être lorsqu’on a fait une lobotomie. Les mêmes filles mal fringuées ou pas du tout fringuées que vous croisez dans tous les coins et recoins de ce village hâtivement urbanisé, et qui se trémoussent dans des surfaces branchées au même réseau d'électricité qui alimente le plus pourri des bordels. Les mêmes terrasses jonchés de voyeurs obsédés bondant au passages des fillettes encore immaculées.


C’est un dimanche des plus merveilleux qui soit. Je me sens assez vaporeux pour vous assommez d’avantage, car demain est un lundi.



Profitez de vos problèmes tant que vous en avez où alors comme dirai le regretté Fanida : laissez ça sur Dieu ou Vaya Con Dios.

samedi 12 mai 2007

Presse je vous hais (suite)


Chaque année et depuis la nuit des temps (une période que je ne connais pas vraiment), des journalistes sont arrêtés, torturés, assassinés à cause de leurs articles. C'est un scandale diriez vous ! Oui en effet, il faut que ça cesse. Surtout ici bas, très bas.

Pourquoi prendre prétexte de leurs articles, je vous le demande ? La seule incompétence de cette colonie de fouille merde et effroyables faux érudits suffit à l'honnête femme et homme (vous et moi) pour les condamner tous sans appel au peloton d'exécution. Dieu merci la peine de mort n’est pas encore abolie et j’osais espérer une reprise des activités de cette bonne vieille corde. Qu’on les pend tous par la langue. Que si chaque personne qui se sent léser par un article, intentait un procès, il y aurait beaucoup plus de journaleux dans les couloirs de la mort qu’en cavale. Ça serait chouette, ils sont capables de monter un journal dedans, le nom s’impose de lui-même : Dernière heure.

La rédaction derrière les barreaux ne sachant plus quoi mettre à sa une, tente désespérément dans son éditorial : plus de liberté.

Plus de liberté dites-vous ? Si on les écoutait ils mettraient un porno pour vendre leurs papiers. Et les exemples ne manquent certainement pas. Faites donc un effort et au lieu d’acheter deux pains pour nourrir votre gamin, enlevez lui cette bouchée et achetez le journal qui se vend à même le sol (pour vous dire). Lisez le en entier (Dieu merci les analphabètes sont majoritairement majoritaire et je crains sinon l’épuration ethnique). Que ressentez vous ?

D’abord du regret profond d’avoir privé le gamin anémié du pain riche en sel et farine boostés de vitamines (selon le ministère chargé de booster nos aliments car il craint pour notre santé).

De s’être fait avoir doublement.

De s’être souillé les mains et l’esprit.

Participer à la dégradation de la forêt amazonienne, en abattant quelques beaux arbres centenaires inutilement pour en faire un papier cul.

N’avoir rien appris en sus…etc.

Quant à vous mes très chers de l’audiovisuel, que ferions nous sans la parabole et les parenthèses où vous gisez.

Chers concitoyens tuons le journal dans la presse ou dans l’œuf.

Profitez de vos problèmes tant que vous en avez.

vendredi 11 mai 2007

Presse je vous hais

D'épistoliers vautours s'abattirent alentour, flanqués de noirs chacals tapis derrière leur zoom fouille-merde. Ils venaient traquer les sanglots, souiller les chagrins, pulvériser les douleurs intimes, étaler les souffrances des uns, les intestins sanglants des autres, et putasser la mort pour vendre du papier.


P.D ( des femmes qui tombent)

NON ! Pas Pédé. Pierre Desproges.

Alors! ça vous dit quelque chose?

profitez de vos problèmes tant que vous en avez.

jeudi 10 mai 2007

Vendanges primaires

Le silence n’a que trop duré pour rendre la vie encore plus insensée.

J’ai regardé la télé cracher son venin, jusqu’à ce que je m’abrutisse dans ma léthargie de tous les navets cultivés dans nos champs tristes. Puis j’ai cru m’endormir pour retrouver une sérénité fatiguée. Une petite voix très capricieuse me l’interdisait. Je voulais me blottir contre ma peine mais mon oreiller me refusait l’accès à la paix. J’ai parlementé avec mon rêve. Il m’a fui, je l’ai maudit. On s’est agité.

Depuis ce matin, j’avais pris assez d’ombre pour ressembler à un étendage de draps dans un jour sans vent. J'étais humidifié et calme. Mais faussement serein.
profitez de vos problèmes tant que vous en avez.

Prolégomènes

l'écriture est pénible, c'est un acte réfléchi et combien insensé.

J’ai cherché un vase et je me suis interrogé. Suffirait t-il en cendrier. Je me suis flanqué dans des remous incommensurables.

Profitez de vos problèmes tant que vous en avez.

à l'un de ces quatre, trois, deux, un ..


Is in body in!?