L’année mille quatre cent et des clopes, je regarde mon portable sidéré, ça doit être l'hégire, un vendredi, que sais je ! Une journée pas comme les autres, puisque c’est une nouvelle journée et l’on ne sait jamais ce qui peut bien se tramer derrière toi. A ton insu. On l’appellera le destin.
Une journée comme les autres car je me fiche pas mal de ce qui peut bien arriver, au nom du dit destin.
Je me suis réveillé assez tôt ce matin, assez pour éveiller la curiosité de mes voisins. Non je ne suis pas malade. Non ce n’est pas la soubrette de la voisine qui fait du tapage diurne, qui est la cause de mon éjaculation précoce du lit que j’ai labouré toute la nuit.
Alors !?
Alors rien !
Le petit déjeuner est sur la table, je ne prends pas de petit déjeuner, mais j’apprécie les bons gestes maladroits de ma concubine.
Je regarde la porte de la cuisine avec les yeux de l’amant qui regarde le corps de sa bien aimée pour la première et qui s’attarde un peu trop, car il a d’autres choses à faire, et puis il ne soupçonne même pas que sa bien aimée, elle, a des yeux aussi. Que les grands esprits se rencontrent.
Mais quelle saugrenue idée ! Le nouvel amant n’a d’yeux que pour son excitation.
La première mauvaise nouvelle de la journée est souvent révélée par le miroir ou la porte de la cuisine.
Oui ! Je dois avoir l’air de quelqu’un si il était une cassette, aurait été celle qui ne fait pas danser, ne fait pas vibrer, qui ne fait rien, qu’on ne met jamais, qu’on n’écoute pas.
Je suis allé voir ce bon vieux médecin, chez qui j’ai mes habitudes à chaque fois que ma santé frôle le ridicule, même que le ridicule ne tue pas. Un bon monsieur avec sa barbe poivre sel et qui ponctuait ses phrases avec des mon fils, aide toi, toi-même. Mon fils ce monde est fou. Mon fils je ne peux rien pour toi. Griffa sur une ordonnance un antidépresseur, au cas où je voulais gouter au bonheur.
J’ai dansé seul. On ne danse que seul lorsqu’on est seul, c’est élémentaire ! J’ai essayé avec de la musique, mais ça n’a pas marché. Non ! Ça n’a pas dansé.
Je ne vous promets rien, je vous promets tout ! Alors dorénavant tu sauras tout ! Avec toi je passe du vous au tu, sans encombres. Les choses se feront ainsi. Le tout à outrance, tout ou rien. C’est un peu moi. C’est un peu toi. Sauf que toi dans tes allures de peau endurcie, t’es cristal. Je te laisse ce mot en excuses, même que j’en ai pas.
J’ai quitté ma peau tout à l’heure et j’ai pris le bus pour rentrer. J’ai regardé à travers la fenêtre la ville laide, ce petit bout de béton adoré.
- J’aime cette ville : cria un idiot du haut de son idiotie.
C’est pathétique, comment peut on naitre dans de l’agglo !
Je suis rentré trainant mes miasmes.
Le bus est amusant, c’est une joie rare, on l’appelle les transports en commun, car tout le monde y compris ma communauté, peut l’emprunter contre quelques dirhams, un peu de volonté et de l’infortune. Je ne connais pas beaucoup de gens qui prennent le bus parce qu’il est amusant. C’est parce qu’il est très amusant, et que l’on préfère toujours s’amuser ailleurs, pour les amusements hors du commun. Et puis il y a la télévision, qu’on a en commun aussi, et qu’elle est amusante aussi lorsqu’elle est éteinte. J’éteins la télévision.
Je suis rentré et demain est un autre jour, un jour probablement comme les autres jours.
Et une nouvelle journée qui commence, je me détache de sur mon lit désabusé par ce rituel masochiste. Se lever le matin, se raser, s’habiller et sortir pour faire le pitre. Pendant tout ce temps, je ne parle pas, je ne chante pas, je ne siffle pas, je sors c’est tout, même quand des gens s’adressent à moi, je réponds de la tête, des yeux ou je ne réponds pas.
Je sors, mais avant, elle ajuste ma chemise maternellement, passe ses mains sur mes cheveux affectueusement. On fait quelques rues ensemble. Il fait froid, elle me prend par le bras, je sens son sein, sa chaleur, son parfum, sa détresse. Elle ne sent rien. Je n’ai rien dit, j’ai continué mon chemin. Elle, elle prenait le sien.
Ce taximan est bizarre, il veut absolument me faire parler. Moi, je ne me parle même pas. C’est un barbu, un convaincu, un perdu lui aussi. Il a éteint le poste d’où une voix fracassante hurlait la bonne foi.
J’ai regardé la mer, je suis presque subjugué par la forme étonnante des vagues, l’océan et limpide aujourd’hui et les vagues en symbiose défilaient sans interruption. Dieu est grand interrompu le prêche improvisé, je lui ai indiqué où il fallait qu’il s’arrête. Et en le quittant j’ai marmonné : que la prière et le salut soient sur Sidna Mohamed, la clé de ce qui est fermé, témoin de se qui fut, défenseur du droit par le droit, notre guide pour le droit chemin, le chemin d’Allah. Ainsi que sa famille et ses proches. Amen.
J’ai alors pensé à toi.
Il pleut dans mon cœur ton khôl.
Une journée comme les autres car je me fiche pas mal de ce qui peut bien arriver, au nom du dit destin.
Je me suis réveillé assez tôt ce matin, assez pour éveiller la curiosité de mes voisins. Non je ne suis pas malade. Non ce n’est pas la soubrette de la voisine qui fait du tapage diurne, qui est la cause de mon éjaculation précoce du lit que j’ai labouré toute la nuit.
Alors !?
Alors rien !
Le petit déjeuner est sur la table, je ne prends pas de petit déjeuner, mais j’apprécie les bons gestes maladroits de ma concubine.
Je regarde la porte de la cuisine avec les yeux de l’amant qui regarde le corps de sa bien aimée pour la première et qui s’attarde un peu trop, car il a d’autres choses à faire, et puis il ne soupçonne même pas que sa bien aimée, elle, a des yeux aussi. Que les grands esprits se rencontrent.
Mais quelle saugrenue idée ! Le nouvel amant n’a d’yeux que pour son excitation.
La première mauvaise nouvelle de la journée est souvent révélée par le miroir ou la porte de la cuisine.
Oui ! Je dois avoir l’air de quelqu’un si il était une cassette, aurait été celle qui ne fait pas danser, ne fait pas vibrer, qui ne fait rien, qu’on ne met jamais, qu’on n’écoute pas.
Je suis allé voir ce bon vieux médecin, chez qui j’ai mes habitudes à chaque fois que ma santé frôle le ridicule, même que le ridicule ne tue pas. Un bon monsieur avec sa barbe poivre sel et qui ponctuait ses phrases avec des mon fils, aide toi, toi-même. Mon fils ce monde est fou. Mon fils je ne peux rien pour toi. Griffa sur une ordonnance un antidépresseur, au cas où je voulais gouter au bonheur.
J’ai dansé seul. On ne danse que seul lorsqu’on est seul, c’est élémentaire ! J’ai essayé avec de la musique, mais ça n’a pas marché. Non ! Ça n’a pas dansé.
Je ne vous promets rien, je vous promets tout ! Alors dorénavant tu sauras tout ! Avec toi je passe du vous au tu, sans encombres. Les choses se feront ainsi. Le tout à outrance, tout ou rien. C’est un peu moi. C’est un peu toi. Sauf que toi dans tes allures de peau endurcie, t’es cristal. Je te laisse ce mot en excuses, même que j’en ai pas.
J’ai quitté ma peau tout à l’heure et j’ai pris le bus pour rentrer. J’ai regardé à travers la fenêtre la ville laide, ce petit bout de béton adoré.
- J’aime cette ville : cria un idiot du haut de son idiotie.
C’est pathétique, comment peut on naitre dans de l’agglo !
Je suis rentré trainant mes miasmes.
Le bus est amusant, c’est une joie rare, on l’appelle les transports en commun, car tout le monde y compris ma communauté, peut l’emprunter contre quelques dirhams, un peu de volonté et de l’infortune. Je ne connais pas beaucoup de gens qui prennent le bus parce qu’il est amusant. C’est parce qu’il est très amusant, et que l’on préfère toujours s’amuser ailleurs, pour les amusements hors du commun. Et puis il y a la télévision, qu’on a en commun aussi, et qu’elle est amusante aussi lorsqu’elle est éteinte. J’éteins la télévision.
Je suis rentré et demain est un autre jour, un jour probablement comme les autres jours.
Et une nouvelle journée qui commence, je me détache de sur mon lit désabusé par ce rituel masochiste. Se lever le matin, se raser, s’habiller et sortir pour faire le pitre. Pendant tout ce temps, je ne parle pas, je ne chante pas, je ne siffle pas, je sors c’est tout, même quand des gens s’adressent à moi, je réponds de la tête, des yeux ou je ne réponds pas.
Je sors, mais avant, elle ajuste ma chemise maternellement, passe ses mains sur mes cheveux affectueusement. On fait quelques rues ensemble. Il fait froid, elle me prend par le bras, je sens son sein, sa chaleur, son parfum, sa détresse. Elle ne sent rien. Je n’ai rien dit, j’ai continué mon chemin. Elle, elle prenait le sien.
Ce taximan est bizarre, il veut absolument me faire parler. Moi, je ne me parle même pas. C’est un barbu, un convaincu, un perdu lui aussi. Il a éteint le poste d’où une voix fracassante hurlait la bonne foi.
J’ai regardé la mer, je suis presque subjugué par la forme étonnante des vagues, l’océan et limpide aujourd’hui et les vagues en symbiose défilaient sans interruption. Dieu est grand interrompu le prêche improvisé, je lui ai indiqué où il fallait qu’il s’arrête. Et en le quittant j’ai marmonné : que la prière et le salut soient sur Sidna Mohamed, la clé de ce qui est fermé, témoin de se qui fut, défenseur du droit par le droit, notre guide pour le droit chemin, le chemin d’Allah. Ainsi que sa famille et ses proches. Amen.
J’ai alors pensé à toi.
Il pleut dans mon cœur ton khôl.

3 Agitations:
T'as écrit exactement huit cent quatre-vingt seize mots. Bravo!
quant on aime! ...
"Quand" est la bonne orthographe
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